
Affirmation 4 (Cauchy) Soit un rectangle de bord R et soit une application
continue g d´efinie sur ce rectangle. soit f une fonction holomorphe d´efinie sur
l’image par g de ce rectangle. Alors
R
g◦R
f = 0, i.e. l’int´egrale de f sur le bord
du rectangle d´eform´e par l’application g est nulle.
Preuve : Comme dans le th´eor`eme pr´ec´edent, il suffit de montrer le th´eor`eme
pour f = r
0
. En effet, si γ est un chemin ferm´e, alors son image par une appli-
cation continue est aussi un chemin ferm´e. On construit une suite de rectangles
emboˆıt´es qui converge vers un z
0
. On pose R
0
:= R et on coupe le rectangle de
bord R
0
en 4 rectangles ´egaux de bords R
i
, i = 1, ···, 4. On choisit parmi ces 4
rectangles un rectangle dont on appellera le bord R
1
et qui est tel que
|
Z
R
1
r
0
(ξ)dξ| = Max{|
Z
R
(i)
r
0
(ξ)dξ|; i = 1, ···, 4}.
Et ainsi de suite, on d´efinit une suite de rectangles emboˆıt´es (R
i
). On a les
relations suivantes :
|
Z
g◦R
0
r
0
(ξ)dξ| ≤ 4 · |
Z
g◦R
1
r
0
(ξ)dξ| et |
Z
g◦R
0
r
0
(ξ)dξ| ≤ 4
i
· |
Z
g◦R
i
r
0
(ξ)dξ|.
Comme dans le th´eor`eme pr´ec´edent, et selon (∗), ∃M tel que ∀i ≥ M, on a
que
z, z
0
∈ g ◦ R
i
=⇒ |z −z
0
| ≤ δ, et
Z
g◦R
i
r
0
(ξ)dξ ≤
L
2
i
· ε · δ.
Figure 1: A = l/2
i
, B = b/2
i
et
D = D. D repr´esente ici la variation
“maximale” qui n’est jamais d´epass´ee.
Mais est-ce que ce M existe vraiment ?
Pour s’en convaincre : nous savons que
l’affirmation est correcte pour g = 1, se-
lon le th´eor`eme pr´ec´edent. Or comme la
d´eformation par g est continue, elle est
born´ee : par la continuit´e de g, on a que
pour toute constante (r´eelle et stricte-
ment positive) arbitraire D, il existe K
tel que ∀i ≥ K, |z − z
0
| <
√
2 · l/2
i
⇒
|g(z) − g(z
0
)| < D.
Cette expression de la continuit´e ne signi-
fie rien d’autre que ceci : soit un rectangle
de bord R
i
, i ≥ K, dont la diagonale est plus petite ou ´egale `a
√
2 ·l/2
K
. Alors
son image par g est comprise dans un plus grand rectangle, dont les cˆot´es sont
plus longs de 2D que les cˆot´es de ce rectangle-l`a, comme la figure ci-contre
l’illustre. Il est clair que K d´epend de D.
La proc´edure est donc : on choisit ε. On consid`ere ensuite le J de la preuve
pr´ec´edente, du cas g = 1. On choisit D tel que
2 · D < le plus petit cˆot´e du rectangle de bord R
J
⇐⇒ D <
1
2
·
b
2
J
6